Rencontre avec Bénédicte Bourgeais

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Avec une côte ITRA à 541 elle se place comme une des prétendantes à la victoire sur le 50kms du May Etik Trail.

4è de la 53 à Hambers en 2019 elle a accrochée à son palmarès les deux derniers éditions du trail des fous à Saint Berthevin.  Cette corse, licenciée au club du RC Furiani Agliani, vient à Saint-Jean pour découvrir mais aussi pour gagner, « même si la championne du monde est là ! ».

Entretien

May Etik Trail  : Pourquoi le May Etik Trail pour la première fois ? 

Bénédicte Bourgeais : Je n’avais pas connaissance de ce trail. Je jouais le challenge Trail Anjou (7 trails en Maine et Loire) que j’ai gagnée une fois et  j’ai fais plusieurs places d’honneur. Pour Saint-Jean, c’est un copain qui m’a envoyé le lien. Même si c’était complet quand je suis allée sur la page, j’ai pu échanger avec Vincent  qui m’a indiqué que les inscriptions ouvriraient à nouveau du fait de la reprogrammation. J’ai sauté dessus !

MET : Quel est ton état d’esprit après si longtemps sans course ?

BB : Une grosse envie de remettre un dossard. S’entraîner c’est bien mais la compet, l’adrénaline c’est mieux. Mon objectif pour les prochaines semaines est Belle île en Trail. J’aime les paysages mais j’aime aussi  la compet. Être au milieu des gars pour nous les filles, ça nous porte.

MET : Comment as-tu comblé ces mois sans dossards ?

BB : ça a été difficile professionnellement car je suis dans le milieu du sport.  L’erreur que j’avais faite lors du premier confinement a été de m’entraîner d’avantage. Le résultat a été la blessure. Pour les confinements suivants j’ai joué la diversification avec entre autre de la marche nordique.

MET : Engagement éco responsable, démarche zéro déchet, ravitaillement avec des produits locaux,… ça résonne en toi ?

BB : Carrément! Le grand reproche à tous les trails du continent -je viens de corse-, ce sont les ravito tous les 5 kms, des gobelets par terre, aucun respect de la nature. Le trail c’est de la semi autosuffisance. L’intérêt du trail est justement de limiter les ravitaillements et d’être respectueux de la nature. Quand on court des dizaines de kilomètres avec un gel dans son sac on doit pouvoir le porter vide jusqu’à la prochaine poubelle. Voir sur certaines courses tous ces verres en plastique par terre et ces gels jetés me met en colère.

MET : Un objectif pour Samedi ?

BB : Je pars toujours pour gagner !  Il faut bien doser son effort car si on part trop fort l’addition peut-être lourde. La chaleur qui est annoncée fera mon bonheur ! Les trails hivernaux auxquels j’ai déjà pu participer ont été difficile car je ne suis pas l’aise dès qu’il fait froid.

MET : Un p’tit mot pour le comité d’organisation qui a maintenu la course et pour la centaine de bénévoles présents Samedi ?

BB : C’est le top. La réouverture même si c’est dans des conditions qui ne sont pas encore optimales, c’est hyper courageux. Je pense que dans votre comité d’organisation il y a une vraie équipe. Ça se sent. C’est du bonheur. Bravo !! On vous en remerciera jamais assez, tout comme les bénévoles présents samedi.

MET : La suite de la saison pour toi ?

BB : Belle île en Trail comme je le disais. Ensuite je passe le mois d’Août en Corse pour y faire des sorties.

Merci Bénédicte !